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20 Novembre 2018A la une

Découvrez l'interview de Magali MAES, Directrice de la résidence Rosa Parks, qui nous parle de sa récente démarche d'obtention de la Reconnaissance Qualité de Travailleurs Handicapé.

 

Qu'est ce qui vous a décidé à franchir le pas et vous faire reconnaître en situation de handicap ?

A l’annonce de ma maladie, je me suis rapprochée d’une association consacrée à l’accompagnement des personnes afin d’en savoir plus et mieux comprendre. L’association incite les personnes à faire la demande de reconnaissance de travailleur handicapé en prévention, en anticipation d’une aggravation de la maladie car les délais peuvent être longs. Donc une fois passé le frein psychologique lié au mot « handicapé », j’ai fait les démarches pour obtenir la reconnaissance.

 

Comment le Groupe vous a-t-il accompagné dans vos démarches ?

Dans mon cas, c’est l’association qui m’a aidée dans mes démarches mais celles-ci sont très simples. La demande doit être effectuée auprès de la Maison Départementale des Personnes Handicapées de votre département.

Toutefois, lorsque j’ai demandé un entretien auprès des Ressources Humaines afin de faire part de ma reconnaissance, j’ai trouvé une écoute active, professionnelle et bienveillante.

 

Cette reconnaissance a-t-elle changé d’une manière ou d’une autre vos interactions avec vos collègues ?

Mes proches collaborateurs étaient déjà informés de ma maladie avant que je ne commence les démarches pour l’obtention de la RQTH. Je n’ai rencontré que la bienveillance de mes équipes sur ce sujet-là. Suite à l’annonce auprès des Ressources Humaines et de ma Directrice Régionale, nos bonnes relations sont restées toutes aussi bonnes. Rien n’a changé, car je n’ai pas changé !

 

Quels seraient vos conseils aux salariés hésitant à se faire reconnaître travailleurs en situation de handicaps ?

Je dirai que même si le mot « handicapé » fait peur, même si il y a la peur d’être « catalogué », cette reconnaissance est avant tout un droit qui donne une protection, permet d’obtenir des aménagements de conditions de travail. Il serait dommage de s’empêcher de s’épanouir dans ses missions, avec ses collègues, dans l’entreprise en général.  Cela est valable pour tous les types d’handicap lourds ou légers mais aussi pour les maladies chroniques comme moi.

 

Avez-vous des suggestions à faire afin d’améliorer notre politique en matière de sensibilisation sur le sujet du handicap ?

C’est la politique volontaire et éthique du Groupe sur le sujet du handicap qui m’a rassurée et incitée à présenter ma RQTH. Alors je dirai qu’il faut continuer dans ce sens afin que d’autres comme moi franchissent le pas !